Salut !

Oui je sais, tu avais sans doute oublié même l’existence de ton abonnement à ce blog et quand tu as vu un nouvel article publié, tu t’es demandé ce que c’était que ce truc. Alors je suppose qu’une petite explication s’impose. Voici, entre autres, une des raisons de mon silence.

J’ai 29 ans, et dans un an, je ne pourrai plus être éligible à une expérience de « Service Civique ». Mais kézako ? En quelques mots, il s’agit d’une expérience de volontariat d’une durée de 3 à 9 mois pendant laquelle nous sommes rémunérés gentillement ( 590 euros/mois à peu près ), mais qui permet d’acquérir une expérience intéressante.

Expérience de radio chez Radio FM-Plus

Je voulais absolument avoir une expérience de radio et j’ai donc fait des pieds et des mains pour trouver une radio qui m’accepterait. Après avoir essuyé quelques refus suite à des entretiens méticuleux digne d’un emploi de CDI à plein-temps à l’ONU, j’ai finalement rencontré la responsable de Radio FM-Plus lors du salon des associations et elle a accepté de me donner ma chance.

Et quelle chance ! J’ai été très vite responsabilisé et amené à mener matinales d’informations et interviews en direct. Je ne vais pas cacher que cela était plutôt intimidant pour moi mais je me suis doucement pris au jeu et prenais de plus en plus de plaisirs dans mon rôle d’animateur radio.

Et le handicap visuel ?

C’est là que je suis – il faut dire – vite retomber sur terre. Si j’entendais couramment que « malgré le handicap, on peut tout faire quand on veut » force a été de constater un énorme gouffre entre bonnes intentions et faisabilité réelle, entre la théorie et la pratique.

En effet, dès le début, j’ai pris conscience que si la radio est un média purement auditif lors de sa consommation, c’est en fait purement visuel lors de sa pratique. Mes collègues passaient leurs temps sur leurs feuilles de notes à lire ce qui y était inscrit et finalement, le gros du travail se faisait dans la rédaction de cells-ci. 

Forcé donc de m’adapter à cette impossibilité de lire mes notes, je les apprenais. Quant à mes invités, je faisais un tel travail de recherche sur eux que j’aurais pu être embauché au FBI. L’idée était de les connaître un maximum afin de chercher mes mots le moins possible et de m’imprégner de leurs actualités respectives afin de tout avoir dans la tête. Autant dire que mes soirée (et parfois, mes débuts de matinées) n’étaient que des révisions de mes notes, de la lecture et relecture intensive, une sorte de bourrage de crâne volontaire. J’ai donc mis de coté certaines choses, dont ce blog. 

Mais…

Toutefois, c’était une belle expérience, intéressante qui correspondait à ce que je voulais à ce moment là : faire de la radio quoi qu’il en coûte. J’ai rencontré de belles personnes et j’en ai appris plus sur le milieu associatif très riche de ma région, L’Occitanie en devant faire l’interview de personnes que je ne connaissais pas avant. Mais j’ai aussi parfois eu la chance de pouvoir choisir mes invités.

C’est comme ça que j’ai pu interviewer Le Repair Café de Montpellier qui permettent à travers leur association de lutter contre l’obsolescence programmée de nos appareils électroniques en les réparant et leur donnant une nouvelle vie ou encore Les lions du désert, une équipe inclusive de sportifs valides et en situation de handicap qui va participer au Marathon des sables dans le Sahara dès que celui-ci sera possible.

C’était donc une expérience très riche de rencontres et d’apprentissages, de quoi stimuler ma curiosité obsessionnelle pour les autres.

Donc…?

Si c’était à refaire, je le referais de la même façon. J’ai fais de belles rencontres, me suis prouvé que j’étais capable de tenir une interview, une matinale d’informations et me suis surpris en me prouvant le nombre d’informations que j’étais capable de retenir. Mais j’ai aussi fais face à mes limites et ai été forcé de les écouter. Mais c’est finalement en m’y confrontant que je les ais comprises.

Accepter les limites que le handicap m’impose est un long chemin, sinueux, parfois laborieux mais c’est en les testant que doucement, je les apprivoises.

À bientôt !