08/07/2019
Salut !
Ca y’est je suis dans l’avion direction la Nouvelle-Calédonie !
Alors qu’il survole l’île et s’apprête à aterrir, je regarde, yeux grands ouverts par le hublot. Il fait nuit et il n’y a quasiment pas de lumières au sol.
Effectivement, sur la route qui m’amène de l’aéroport au domicile de mes proches, tout est noir autour de nous et il m’est impossible de distinguer quoi que ce soit.
Au petit jour, je verrais qu’il n’y a en fait que des collines de nature sauvage et désordonnée d’un coté, et l’infini du bleu de la mer de l’autre.
On est sur une petite île en forme de crête, et on s’en rends compte tous les jours.
Le contraste entre Tokyo et Nouméa est déjà fulgurant.

Le domicile de mes proches est situé à une heure de Nouméa, dans une ancienne ferme restaurée.
Ici, il y a pleins d’animaux qui se promènent pour certains en liberté. Au petit matin, on peut parfois entendre le gloussement des oies, le braiment des ânes ou le cri du coq qui non-content d’être l’animal qui hurle le plus fort, fait le tour de la ferme pour être sûr de bien réveiller tout le monde.
Car oui, nous ne sommes pas seuls à vivre ici. Le propriétaire a reconverti la plupart de ses locaux en habitations. Il n’est alors pas rare de rencontrer quelqu’un en allant faire sa toilette au petit matin. Et c’est plutôt agréable de partager ce coin avec d’autres français qui pour la plupart, s’installent durablement.
Mes proches vivent dans une cabane super bien aménagée et entièrement construite par leur soins, quant à moi, j’ai droit à une chambre individuelle improvisée dans l’ancien local du magasin de la ferme.
A l’inverse de Tokyo, ici, le luxe n’est pas matériel. Il est dans la vie de tous les jours !



Le lendemain, nous allons réserver quelques places de plongées et autres activités plutôt cool.
En arrivant devant le petit cabanon en bord de mer prévu à cet effet. Il n’y a personne. Il est 9h et le truc est censé être ouvert depuis une heure.
Mon proche n’est pas surpris. Ca lui parait presque normal.
Bon, on repassera…
Dès mes premiers pas dans la ville, je suis surpris par le calme qui règne.
En temps normal, je suis habitué à ce que les plus beaux endroits soient aussi les plus bondés de monde.
Là, l’environnement est littéralement paradisiaque et pourtant, aéré et paisible. On croise une ou deux personnes ici ou là. Tout le monde est en claquette et marche d’un pas tranquille à l’ombre des cocotiers.
Plus tard, j’apprendrais que le nombre d’habitant dans toute la nouvelle Calédonie s’élève à 280 000.
C’est la population d’une ville française moyenne…mais étendue sur 18 576 km² !
Ceci explique cela !
Et bien qu’à Tokyo, malgré la foule quasi-omniprésente partout je me sois senti bien et circulait avec aisance, ici je suis encore plus tranquille !
Le seul bémol est la qualité des trottoirs qui parfois laisse à désirer. Disons qu’il faut bien lever les pieds en marchant pour éviter de trébucher sur un bout de trottoir soudainement surélevé ou au contraire un creux mal placé.
Mais dans l’ensemble c’est plutôt praticable et les trottoirs sont bien souvent très large ce qui permet de circuler et de perdre l’équilibre en toute sécurité.
En dehors du coté urbain, la ville est très verte et j’ai plutôt l’impression de béton qui tente de se frayer un chemin dans la nature que l’inverse.
Bon du coup, une de mes premières activités va être de visiter les jolis coins de la ville où quasi à chaque fois, on a droit a des ciels tout bonnement magnifiques.


A ce propos, je n’ai jamais vu autant de nuances de couleurs différentes dans un ciel qu’en nouvelle-calédonie.
L’île étant soumise à de nombreuses et soudaines variations météorologiques, il arrive fréquemment que se mêle avec délicatesse des nuages gris à l’orange feutré d’un coucher de soleil.

Durant les premiers jours – et même après – j’ai passé mon temps la tête en l’air à m’extasier.
Dans ces moments là, je ne me sens plus malvoyant. Je perçois les couleurs et leur subtils mélange. Et tout ce qui est à terre n’a plus d’importance, c’est là haut que tout se passe.
Et bien qu’en temps normal, j’ai mes troupes au sol ma canne blanche pour me permettre de marcher tête en l’air, durant mes trois semaines en nouvelle calédonie, je ne la prendrais pas.
En effet, utiliser une canne blanche dans des chemins de terre et autres décors naturels n’est tu t’en doute, pas chose pratique !
Et en ville, les rues étaient tellement calmes que je n’en ai pas vraiment ressenti le besoin.
Il faut dire aussi qu’étant rarement seul, j’étais toujours avertis des éventuelles marches et/ou dénivelés casse-gueule. Ça aide !
Bon, le lendemain, on retourne au petit cabanon pour essayer de réserver la plongée, mais cette fois, en fin de matinée.
Et bingo, il y a quelqu’un ! On réserve et c’est parti pour patauger dans les eaux claires et multicolores du plus beau récif du monde.
Mais avant, une petite surprise m’attends et pas des moindres.
A bientôt !