Salut !
Bon pour le récit de ce troisième jour à Tokyo, je vais être bref.
En effet, ce jour là, j’ai pris très peu de photos, notamment le matin.
Pourquoi ? Tout simplement car j’étais accompagné d’un japonais qui en me voyant vaguement paumé dans les souterrains Tokyoïte, s’est gentiment proposé de venir avec moi visiter le sanctuaire Meji-Jung.
Car oui, ce matin là, je suis allé à la station Shibuya – un des quartiers les plus animés de l’hyper centre – pour faire la visite d’un sanctuaire étonnant.
En effet, au milieu de cette agitation citadine, à deux pas de la station de métro, se tient un énorme sanctuaire Shintoïste. Et c’est un véritable archipel de nature luxuriante au coeur du béton et des vitrines clinquantes.
Je t’avoue que quand je suis sortis de la station et que j’ai vu la foule se déplacer dans tous les sens autour de moi, et mon GPS indiquer « arrivé dans 1 min » j’ai cru à un bug.
Bon en revanche, y étant allé un samedi, le sanctuaire était malheureusement bondé et ça explique également pourquoi je n’ai pris que très peu de photos. C’était juste impensable de prendre en photo quoi que ce soit sans qu’il y ai vingt-cinq personnes devant..

Mais ce fut tout de même super sympa, notamment grâce à mon nouveau « guide improvisé » avec qui nous discutions par l’application de Traduction interposé. Toutefois, c’était si fastidieux de l’utiliser à chaque fois qu’en faisant des gestes ou bien même quand il me disait quelques mots de japonais, il m’arrivai (par miracles ?) de comprendre quelque chose. Et on s’en contentait.
Le sanctuaire étant littéralement énorme, nous y sommes restés bien deux heures.
En route vers la sortie, j’ai suggéré à mon « ami » que si il voulait, il pouvais vaquer à ses occupations.
Non je ne l’ai pas envoyé chier poliment mais simplement, je ne voulais pas le retenir plus longtemps et je t’avoue que c’était très sympa de l’avoir à mes cotés mais que sur la durée, ça commençait à me géner un peu.
Je ne voulais pas que sous prétexte de mon handicap, il se sente obligé de m’accompagner.
Du coup il a répondu avec un grand sourire et nous nous sommes séparés sur une dernière révérence.
(J’adore cette manière de remercier. Je trouve qu’elle signifie vraiment une véritable reconnaissance du service rendus.)
Bon ceci étant fait, mon ventre sonne l’heure du déjeuner !
Je m’enfonce donc dans la foule des rues bondées de Shibuya, en m’arrêtant ici et là prendre en photo les devantures des restaurants et autres fast-foods. Ce qui est bien, c’est que de grandes pancartes sont affichés devant presque chacun d’entre eux, avec les images et les noms de ce qu’ils proposent. Plutôt pratique pour ne pas entrer au hasard n’importe ou.

M’enfin pour ma part, même en prenant en photo et en zoomant ces pancartes, je n’y voyais rien. Bon, comme souvent dans ces cas là, ce sera au destin !
J’aperçois un fast food et entre; Je demande ce qu’ils servent. Le serveur me réponds « Chinese food ! ». Décidément ils sont partout ces chinois.
Bon finalement je trouve un « jap » et vais manger des Tempura, ces assortiments de beignets accompagnés de légumes. (Qu’est ce que c’est bon !)

Après manger, c’est petite promenade digestive dans ce quartier immense. Je fais quelques courses souvenirs.
Après ça, je configure mon GPS, direction le plus grand passage piéton du monde. Oui je veux voir ça. Du moins, être au coeur de cette ambiance particulière m’attire.
C’est parti pour une quinzaine de minutes de marche.
D’après ce que j’ai vu sur Internet, il est souvent conseillé de se promener dans les rues de ce quartier les samedi après midi pour avoir éventuellement la chance de croiser des Lolita’s et des cosplays.
Bon étant nécessairement proche les uns des autres vu le monde, je faisait attention aux personnes que je croisais et essayait vaguement d’apercevoir une éventuelle Lolita ou autre.
Bon, j’ai cessé très vite de dévisager les autres. Déjà, à part des formes et des couleurs, il m’était impossible de distinguer quelqu’un d’habillé de manière particulière. Mais vu le temps que je mets pour réussir à distinguer quoi que ce soit chez autrui, il est déjà deux rues derrière. Ce sera pour une autre fois. Disons qu’un documentaire vu sur mon ordi fera l’affaire.
Et ça y’est j’y suis. Pour être franc, il y a tellement de monde que si le GPS ne m’avait pas indiqué que j’étais arrivé à destination, je n’aurais absolument pas remarqué un quelconque passage piéton.
Mais en effet, quand le feu passe au vert pour les voitures, tout le monde se fige aux bords du passage piéton. On dirait presque une sorte de 1.2.3 soleil japonais.
Bref, là je me dis que ça serait super d’observer ça depuis les hauteurs de la ville.
Je me renseigne. Il fallait réserver un bar huppé justement prévu plus ou moins à cet effet plusieurs jours à l’avance. Et je ne me souviens plus du prix de la consommation mais !a m’a fait changé d’avis.
Du coup je suis resté là, prenant le plus grand bain de foule de ma vie et pas. N’importe lequel. En effet, je dois dire qu’il était caractérisé par une véritable aisance dans mes déplacements, de l’air ( paradoxalement) et tous pleins de sons tantôt de voix tantôt de musiques, le tout évidement en japonais. Très dépaysant !
Et voilà mon après-midi quasiment terminé.
Mais quand même, avant de partir définitivement du japon, j’aimerais entrer dans un cat bar.
Oui ces fameux bars à chats justement importé du japon mais que l’on trouve aujourd’hui dans la plupart de nos villes françaises.

Je ne m’éterniserai pas sur cette expérience.
En effet, je t’avoue que j’ai trouvé ça plutôt bizarre et je ne respirais pas l’aisance.
Déjà, avant d’entrer tu paye (assez cher). Là dessus on te propose de prendre en supplément, parmi une liste longue comme mon bras, des accessoires pour les chats du genre, des jouets, de la nourriture, je crois même avoir vu des coussins. Le tout étant payant bien entendu.
Bon là dessus tu entre dans un petit couloir plein de petits chats tout mignons. Un distributeur est planté là, payant encore une fois, et ne proposant que des boissons au gobelet (préalablement fourni à l’accueil)
Bon pourquoi pas, je prends mon soda dans mon petit gobelet en plastique et me dirige vers le bout du couloir ou se tient un petit salon avec de gros canapés partout.
Sympa je m’installe et sirote mon coca…
Des chats se baladent un peu partout autour de moi mais se dirigent tous vers un même couple à quelque mètres qui leurs donnent des trucs à manger en poussant de petits cris.
Sur ma gauche une fille se tient assise seule sur un canapé énorme, les yeux collés à son smartphone.
Un peu plus loin, j’entends un autre couple. Je me retourne et les vois, à genoux, complètement gaga devant un chat qui mange ses croquettes.

Et j’ai omis de te dire que le prix était variable en fonction du temps que tu restait.
Donc j’ai pris le minimum, dix minutes au départ.
Et j’ai du sortir avec cinq minutes d’avance.
Pour ma peine, j’ai eu droit à un cadeau de la fille de l’accueil;
Un paquet de mouchoir avec pour effigie un chat. « Il s’appelle Mocha ! » me dit-elle.
Je sors de là avec la sensation d’avoir quelque peu perdu mon temps. Mais u moins je saurai à quoi ressemble un bar à chat original du japon.
Bon direction l’hôtel, je dois faire ma valise et avec tout les whiskys cadeaux que j’ai achetés, j’ai du Tétris à faire pour la soirée.
Demain, je serais en Nouvelle-Calédonie.
A bientôt !