05/07/2019
Salut !
Bon cette nuit, j’ai encore mal dormi. Les 6 heures de décalages horaires ont du mal à se digérer ! Mais c’est pas grave puisque ce n’est pas le moment de flâner sous la couette. Une grande journée m’attends et j’ai déjà pleins d’idées de choses à faire !
Tout d’abord, je voudrais commencer ma journée à la japonaise. Du coup je me suis renseigné (auprès de Google) pour savoir où je pouvais déguster un petit déjeuner traditionnel japonais qui parait-il est un des plus complet et sain du monde. Je tombe alors sur un blog dont l’auteur parle d’un restaurant aux petits déjeuners exquis en plein dans Asakusa. Manque de bol, il ouvre à 09h30 et mon téléphone indique désespérément 07 heures du matin.
Il va falloir patienter un peu… Bon, c’est pas grave puisque je suis déjà dans le quartier d’Asakusa et à deux pas, trône le temple Senso-Ji. C’est le plus vieux temple bouddhiste de Tokyo et je ne fais que le croiser dans les recommandations des endroits à visiter. Allons donc voir ça !

En passant, les rues étant quasi-désertes, j’en profite pour prendre en photo les gigantesques bandes podo-tactiles de Tokyo. Celles-ci permettent de guider les non voyants à travers la ville ! Et là, on ne peut pas les rater !

En m’approchant de cette gigantesque porte rouge, je suis quasiment seul ! Il est tôt, les magasins sont fermés et les touristes et autres visiteurs dorment encore à poings fermés. Toutefois, un unique touriste américain se tient là, prenant aussi des photos et on se met à discuter un peu. Là, nous nous prenons mutuellement en photo devant la porte. Finalement, on continuera la visite ensemble !


L’américain ( j’ai oublié son prénom, appelons le…Mike ! ) me briefera un peu sur les gestes à adopter avant d’entrer, le lavage des mains et le rinçage de bouche. Heureusement car sans lui, je crois que je n’aurais pas aperçu cette petite cabane où une fontaine était prévue à cet effet.

Après une séance photo devant la dernière et immense porte du temple, nous grimpons les marches de l’entrée. Il semble que nous soyons les seuls touristes tombés du lit. Ravi, nous entrons.
Là, un grand autel bouddhiste se tient au centre. Devant, quelques japonais prient dans le calme.. Certains arrivent en tenue de bureau, prient quelques secondes, jettent une pièce (comme la tradition le suggère) et s’en repartent au boulot. D’autres habillés plus traditionnellement prennent plus de temps, et font plusieurs révérences avant de s’en aller.

Dans tous les cas, l’atmosphère qui règne invite au silence et au recueillement. Après quelques photos prisent rapidement (en essayant de ne pas gêner) nous nous positionnons devant l’autel. Nous faisons aussi notre prière. N’étant pas spécialement bouddhiste, je pris en sachant que le simple fait de se recueillir un instant, en espérant quelque chose de positif, ne peut être que salvateur.
La visite faites, nous nous séparons, content d’avoir pu partager ce moment.
Je continuerai alors mon chemin dans les environs du temple qui sont très jolis, pleins de petits jardins japonais et de statuettes de certaines divinités bouddhiste. Le domaine est très calme. C’est reposant et très agréable à parcourir.

Chemin faisant, je passe devant une statuette devant laquelle un homme, statique, se tient debout. Il a les mains jointes sous son menton et prie à voix haute. Je ne comprends pas du tout ce qu’il prie, mais ce qui est sûre, c’est que ça le touche très intensément. Je continue mon chemin, calmement.
Après cette ballade au coeur de la spiritualité locale, mon ventre crie famine (oui sérieusement). Il est alors temps pour moi de me diriger vers le restaurant japonais ! Je configure mon itinéraire Google Map et c’est parti !
Arrivé à bon port, le restaurant est vide. Je suis seul et discute un peu avec la serveuse qui parle très bien anglais. Celle-ci me décrit gentiment ce qu’ils ont à servir. Je ne reconnais pas du tout de quelconque petit déjeuner japonais là dedans. Je lui demande alors si ils en servent. Elle fait non de la tête, un peu décontenancée et me propose comme alternative un yakitori poulet.
Bon, le ventre vide et larmoyant, j’accepte sa proposition.

Bon, le petit déjeuner traditionnel sera pour une autre fois ! Après manger, et pendant que je suis dans le coin, je vais faire quelques courses souvenirs dans les rues commerçantes de la ville. Là, j’apprends qu’un quartier entier est consacré uniquement aux ustensiles de cuisine. Etonnant. Je me dirige alors vers cet endroit avec la ferme intention de ramener quelques jolies souvenirs.
Arrivé dans la rue du quartier Kappabashi, je me promène, essayant de voir un peu ce que les vitrines proposent. Bon tout ce que j’aperçois, c’est une infinité de trucs de cuisines, souvent empilés les uns sur les autres mais rien de bien précis à hauteur de ma vue. Il va falloir choisir un magasin et il y en a un tous les deux mètres.
Bon j’en choisit un qui me semble pas trop en bordel. J’entre et effectivement, c’est plus aéré que les autres, les ustensiles de cuisines ne se chevauchent pas et je peux un peu mieux distinguer ce qui m’intéresse.
Parmi l’immensité de la boutique se tenant sur deux étages, il y a un rayon entier de tasses, de couleurs, de taille et de formes aussi diverses que variés. Il y en vraiment pour tous les gouts et sans te mentir, je passerais une bonne vingtaine de minutes à les ausculter de près une par une avant de trouver la bonne. En passant, je traverserai un étage entier consacré à des ustensiles de cuisines uniquement faits en bois. Original !
Bon ne m’y connaissant pas spécialement en cuisine, je repartirais avec quelques jolis ustensiles mais surtout, avec un Bento ! Et oui, on ne peut aller au japon sans revenir avec un Bento, ces petits tupperwares japonais à plusieurs compartiments qui s’emboitent, les uns sur les autres. Très typique, esthétique, et surtout, pratique pour manger à l’extérieur en ayant tout ce qu’il faut !


Les rues de Tokyo ne sont certes, pas très vertes, mais elles sont parsemées de jardinières et de plantes en tout genre. Ça compense !
Je dépose donc le butin à l’hôtel et j’en profite pour casser rapidement la croute.
Cette après-midi, j’ai rendez vous à 17 heures pour une excursion « Street-food » et il est déjà 14 heures. En zoomant sur la fiche de réservation, je vois que le point de rendez vous se trouve à la station de métro Yurakucho, devant l’endroit où on achète les billets.
Je configure mon itinéraire avec l’application Métro Tokyo (qui est super bien faites et accessible) et je vois qu’il va me falloir faire pas moins de trois changements !
Bon, hier, j’avais un peu appréhendé la chose et en avait discuté avec mon guide. Il m’avais alors écrit un itinéraire sur papier qui lui, était plus long mais ne comprenait qu’un seul changement et pas des moindres. En effet, il fallait prendre un ascenseur, plusieurs escalators et couloirs interminables pour enfin arriver à l’autre ligne de métro. Il y en avait pour une bonne quinzaine de minutes de pérégrinations souterraines.
Du coup, je préfère quand même son itinéraire et part gaiement, papier au fond du sac, ne sachant pas trop comment j’allais me dépatouiller avec ça.
Arrivé à la station où je dois descendre, c’est le moment de changer de métro. Bon, vu la longueur du changement, je n’ai pas trop envie de demander à un japonais mon chemin, sachant que gentils comme ils sont, la personne est capable de m’accompagner et je lui ferais perdre un temps fou.
Je prends alors en photo l’itinéraire que m’a écrit mon guide. Entre le froissement du papier et le flou naturel de ma vue, ça m’est juste incompréhensible.
Bon, changement de plan…Je vais alors essayer la fameuse application Be my eyes. Celle-ci permet, par un simple appel lancé à la communauté de l’application, de montrer à travers la caméra du téléphone ce que l’on veut voir à un volontaire anonyme. On peut alors lui demander de nous décrire ce qu’il voit.
Pour la première fois, je lance n appel ! Pensant que la recherche de volontaires est localisée, je crains de tomber sur un japonais parlant japonais. Ouf ! Un gars réponds en anglais,et je lui montre alors mon papier froissé. Il me demande de lui montrer les environs. « C’est par là » m’indique t-il en anglais. Et c’est parti pour une bonne dizaine de minutes à déambuler, « caméra à l’épaule », dans les couloirs du métro,
Nous discutons alors en même temps qu’il me guide et il comprends rapidement qu’en fait, je suis français. Ça tombe bien, lui aussi ! La recherche de volontaires semble donc ne pas être localisée mais doit dépendre de la langue choisit lors de l’inscription.
Au bout de quelques minutes, j’arrive dans une sorte d’énorme hub piéton où des centaines de milliers de gens se croisent dans tous les sens. Là, mon guide virtuel, tout à coup, semble ne plus m’entendre. Ça sent le roussi ! J’ai alors envie de tout sauf que la connexion me lâche ici au milieu de je ne sais où ! Après une bonne minute à lui émettre désespérément des sons, avançant un peu au hasard, il réponds » Je t’entends ! ». Haléouya !
Il me guidera encore quelques temps, voyant très rapidement où je dois aller, jusqu’au quai de ma ligne de métro. Là, nous nous quittons et je le remercie chaleureusement !
J’attends alors calmement le métro, ému qu’une telle application existe et qu’elle m’ai aussi bien rendu service. Je remercie secrètement les inventeurs de la technologie, de cette application, d’être né à cette époque de l’histoire, mais aussi et surtout la gentillesse des hommes qui ont un jour eu l’idée de télécharger cette application pour rendre service, sans aucune contrepartie. Je crois que là, on ne peut plus dire que l’homme est égoïste par nature !
Bon, arrivé à destination, je comprends vite que je ne suis plus dans le quartier traditionnel d’Asakusa. Ici, il y a foule à chaque coins de rues, les rues sont bordées de grands magasins de luxe aux vitrines étincellantes. Les routes sont énormes et il m’arrivera souvent d’entendre le son strident de clinquantes voitures de sport accélérant plein pot au sortir des feux rouges.
Finalement, étant arrivé tard, l’après midi est passé très vite et il est déjà pas loin de 17h. Je retourne au point de rendez vous un peu en avance pour parer à toute éventualité de paumage dans la ville. Eventualité qui s’est confirmé. Heureusement, malgré la foule immense qui déambulait autour de moi dans les rues, la première personne à qui j’ai demandé mon chemin m’a accompagnée très gentiement non loin de la station.
Arrivé au point de rendez vous, certains attendent déjà la guide et nous commençons à discuter à bâtons rompus. Très vite, les autres nous rejoignent et on se retrouve à une bonne dizaine de personnes. Heureusement, il y avait plusieurs excursions de prévu et ils nous ont divisé en petits groupes.
Et c’est parti, nous déambulons dans les gigantesques rues de l’hyper-centre, en s’arrêtant à quelques endroits, tantôt boire une bonne bière locale, tantôt manger quelques brochettes et ailes de poulets frits. La ville, alors de nuit, se pare de jolies couleurs étincelantes. La guide en profite pour nous faire un peu visiter le quartier.

Les rues, là, pour le coup, sont vraiment bondées ! De mémoire de bigleux, je n’ai jamais vu autant de monde en un seul et même endroit ! Je me promène donc avec le groupe qui, bienveillant, veille à ne pas me paumer. Là je constate que malgré la nuit tombante et ces bains de foules à longueur de rues, je ne me fais ni bousculer, ni même effeuré. Je marche devant moi, canne blanche à la main dirigé droit devant et il semble que tout le monde y fasse attention. Pourtant je n’ai aucunement l’impression d’être le centre de l’attention mais simplement d’évoluer dans un espace où les gens se respectent, les uns, les autres. C’est vraiment agréable et je peux facilement échanger avec le groupe tout en marchant.

Puis, nous entrons dans un énorme bâtiment bondé de grands magasins de luxe en tout genre. Nous nous arrêtons alors, ici et là pour admirer la luxurieuse beauté des (prix) articles.

Nous continuons notre chemin au milieu de ces grands espaces de ventes éblouissants de lumières blanches écarlates. Peu à peu, nous nous approchons d’un endroit qui semble dénoter du reste.
En effet, en passant la porte de cet endroit, on entre dans un bar étrangement calme et reposant. Quelques douces notes de piano se font entendre, la lumière est basse et chaleureuse, mais surtout, tout autour se tient d’énormes vitraux s’élevant à plusieurs mètres donnant sur les hauteurs de la ville.


Après ce moment presque poétique, nous repartons sur les énormes trottoirs Tokyoites à destination d’un dernier restaurant, qui selon la guide, nous réserve une surprise.
En approchant de ce dernier, on peut entendre un énorme brouhaha. Nous ne serons pas seuls ! On entre alors dans une pièce rempli à craquer de monde qui parlent et rient très fort. Toutes les tables sont munies d’une plaque chauffante au centre, style plancha.

Là, la guide nous explique que nous allons faire et gouter à des Okonomiyaki, une sorte de crêpe japonaise.
Voilà donc notre surprise ! Il s’agit en fait du patron du restaurant qui régulièrement, fait l’animation. Les gens rigolent et ça participe à la convivialité du lieux. Plutôt sympa !

Après ce bon resto, nous repartons gaiement vers le métro. Nous accompagnons chacun à la station de métro ou au taxi qui les attends. C’était vraiment sympa, le groupe et la guide étaient super, on a bien rigolé et mangé et je ne regrette pas du tout d’avoir réservé cette excursion !
Le retour en métro fut assez simple. Il y a moins de stations à traverser et aucun changement. Je vais juste devoir marcher un peu car la station où je descends est un peu loin de mon hôtel. Là encore, Google map fut mon meilleur ami.
De retour dans ma chambre d’hôtel, je déguste quelques bonbons tout mous étranges achetés pendant l’excursions…pas fameux ! Je réfléchis alors à ce que je ferais demain. J’ai déjà une petite idée.
La fatigue commence à se faire sentir et je vais au lit, le coeur et la tête emplies de bons souvenirs. Cette nuit, je dormirais à poings fermés !
A très bientôt !