14/08/2019
Salut !
Bon après le Mont St-Clair de Sète, je me suis dis que ça serait pas mal de se confronter à une (vraie) randonnée en montagne. Ca tombe bien puisque dans l’Hérault, à 40 minutes de Montpellier trône une jolie montagne pointue, qui porte bien son nom, le Pic Saint Loup ! Celui-ci atteint pas moins de 658 mètres d’altitude !
Pour l’occasion, j’ai fait l’acquisition de deux magnifiques bâtons de randonnée ! De plus, cette fois je ne suis pas seul, j’ai avec moi une chère amie qui adore aussi les balades dans la nature. A deux, on est plus forts !
Après une bonne heure de route, on y est ! Je dégaine mes deux bâtons et c’est parti !
Tout de suite, le chemin est extrêmement caillouteux et ne voyant pas o je met les pieds, c’est souvent la (mauvaise) surprise. Là, je me rends compte que grâce aux bâtons de randonnées sur lesquels je m’agrippe fermement, je reste debout. Bon ça commence plutôt pas mal.

Ca monte donc gentiment mais durement. Heureusement ça ne dure pas trop et on arrive vite vers des sentiers un peu moins casse gueule ! On continu toujours de monter mais le chemin s’aplanit et les cailloux sont moins présent. Plutôt bon signe !

Après une petite heure de marche, le chemin se met à redescendre. Pourtant, on est très loin d’être au sommet qui se tient bien aux dessus de nos têtes ! On comprends qu’il doit y avoir un autre chemin. Là, mon amie aperçoit une petite balise jaune indiquant les énormes rochers se trouvant sur notre droite. Et moi qui croyais que nous suivrons un chemin bien tracé, on se retrouve vite à grimper d’énormes rochers et à se faufiler entre de petits arbres trapus dont les branches, piquantes, nous agripent les vêtements.




On continu donc de crapahuter au milieu de ces roches parsemés ici et là de trous, parfois de crevasses, que mon amie prends bien soin de me faire éviter.




Après une petite heure et pleins de rochers et de petits murets d’escalade, on y est ! On regarde autour de nous et là c’est prodigieux ! L’horizon s’étend littéralement à perte de vue !

Bon, maintenant, il faut redescendre tout ça. Je t’avoue que là, je me demande sérieusement si on ne va pas rester coincés là haut comme un chat dans un arbre.

Finalement, je suis mon amie qui me fait passer par les chemins les moins compliqués et en m’aidant des bâtons de randonnées, je sais à peu près à quelle hauteur poser mes pieds. L’avantage aussi est que si je trébuche, ou je rate une marche (un rocher bien pointu par exemple), je peux me rééquilibrer sur les bâtons. Vraiment pratique !
Une heure après, nous voilà presque en bas. De nouveau, il faut se refaire ce petit chemin pleins de gros cailloux qui à l’aller, ont failli me faire tomber à plusieurs reprises. Bon cette fois, c’est encore plus galère. En plus d’avancer de manière aléatoire, un pas fébrile après l’autre, les cailloux se payent le luxe de rouler sous nos chaussures ce qui parfois, je l’avoue, m’a fait chuter.
Bon, ce n’est pas grave, tout arrive à point à qui sait accepter ses défaillances, et nous voilà parti pour discuter, le cul par terre, de tout. et de rien. Une pause plutôt sympa qui en plus de régénérer ma capacité de marche, m’a aussi refilé la pêche pour arriver au bout de cette périlleuse descente.
Et nous revoilà, au point de départ, sur le parking goudronné. Là, je prends conscience de ce que nous avons fait. Et j’y crois à peine !
Cette petite expédition m’aura fait prendre conscience qu’encore beaucoup de choses étaient possibles. Et que tant que l’envie est là, je peux encore aller loin et accomplir des choses que je t’avoue ne même pas avoir eu l’envie de tenter lorsque je n’avais aucun handicap.
Du coup, je réfléchis déjà au prochain défi ! 🙂
A très vite !