Salut !

En partant pour la Nouvelle-Calédonie rejoindre un proche, l’avion fut une escale à Tokyo. Je ne pû donc m’empêcher de m’y arrêter quelques jours et visiter cette mégalopole japonaise. Je te fais part ici de mon expérience en tant que moi-même mais aussi en tant que déficient visuel. Bonne lecture !

Arrivé le 03/07/2019 à 19:00

Après quinze heures de vol aux cotés de deux jeunes femmes japonaises porteuses de masques chirurgicaux (ne me demandez pas pourquoi) j’atterris à l’aéroport Hanneda, à 30km de Tokyo.

Je suis accueillie par une jeune femme japonaise tout sourire du service handicap qui m’accompagne jusqu’à la sortie de l’aéroport. Ce service est juste exceptionnel. On te prends en charge depuis ton entrée à l’aéroport, tu passe devant tout le monde (il faut bien quelques avantages à être handicapé) jusqu’à la sortie de l’aéroport d’arrivée. Et ça, dans tous les aéroports du monde entier !

Là, j’ai expérimenté les premiers mots japonais que j’avais apprissur Youtube, deux jours avant de partir. Je demande où sont les toilettes. Elle reprends un peu ma prononciation et m’y conduit. Je t’avoue ne jamais avoir été aussi fier de poser cette question.

La signalisation japonaise est plutôt explicite…

Dès la sortie de l’avion, un premier dépaysement se fait sentir : les gens avancent dans le calme, chacun avance à son rythme sans se presser ou se bousculer. 

Je prends mon transfert jusqu’à l’hôtel. Il fait nuit, il est 19 heures et plus on approche de la ville et plus les environs s’illuminent de jolis couleurs. En arrivant au pied de l’hôtel, je suis étonné par l’atmosphère qui règne. La grande rue quatre voies où je descends est déserte. Il bruine doucement, l’ambiance est très calme et pourtant tout est éclairé de milles feux autour de moi. 

Lors de la visite de la chambre d’hotel, je découvre avec stupeur le système des toilettes….

Dépaysement garantie !

A la réception j’ai récupéré un pocket wifi qui permet d’avoir une connexion internet avec soi partout où l’on va. Bien pratique ! Je vois qu’il est fourni avec une petite notice. Bon je verrais ça plus tard, là j’ai trop soif de découvrir la ville.

Je m’en vais au hasard des rues de Tokyo (en essayant de bien retenir le chemin que je prends pour ne pas me perdre). 

Premier objectif: manger !

Bon je ne fais pas de zèle, mon ventre parle et me somme d’entrer dans le premier restaurant calme qui passe. Ça tombe bien, à peine cinq minutes de marches et me voilà devant un petit restaurant à la vitrine bardé d’exemples des repas qui y sont proposés. Ni une ni deux, je dégaine mon smartphone et prends en photos ces jolis répliques en plastiques. Bon je n’y vois rien, ça ne ressemble pas à grand chose, du moins je suis incapable de reconnaître un quelconque aliment. 

Peu importe, j’entre. Une gentille dame m’accueille, et apercevant la canne blanche, se hasarde à quelques mots d’anglais pour me décrire (grossomerdo) ce qu’ils ont à servir. Manque de bol, je n’y comprends rien. Je demande : Chicken ? Elle réponds : Yes. Je poursuis : Rice ? Elle réplique : Yes.  Et voilà mon premier plat, des morceaux de poulets accompagnés de légumes, de riz, d’une soupe miso et quelques crudités. Un vrai régal ! 

C’est un petit restaurant de 8 tables. Autour de moi, un couple d’amies, et deux hommes mangeant seuls, chacun à une table, et vétues d’habits de travails de bureau. (Chemise pantalon et attaché-caisse). Je verrais beaucoup de personnes manger seuls au restaurant au cours de ce séjour. Il semble que ça soit assez courant dans la culture Japonaise.

Bon c’est pas tout ça mais je suis à Tokyo, il est entre 21 et 22 heures et je ne peux pas imaginer rentrer me calfeutré dans ma chambre d’hôtel. Je retourne à mes pérégrinations pédestres et observe (de ce que je peux) les environs. 

Les rues sont très calmes, presque déserte. Il bruine doucement et quelques piétons se promènent accompagnés de parapluies transparents. (Je n’ai jamais compris pourquoi mais à vue d’oeil de malvoyant, 90 % des japonais possèdent ce type de parapluie pour une raison qui m’est obscure)

J’arrive à un feux tricolore. On entends une mouche voler, aucune voiture à l’horizon et je m’apprête à traverser quand j’aperçois que de part et d’autres de la rues, les japonais, immobiles, attendent en silence que le bonhomme rouge passe au vert. Je recule d’un pas et respecte la tradition non sans esquisser un sourire.

Les piétons attendant calmement le signal visuel pour traverser.

A mon retour dans la chambre d’hôtel, je décide de regarder comment fonctionne le pocket wifi. Et moi qui voulais me coucher tôt pour ne pas être trop fatigué demain, c’est raté. La configuration de ce petit appareil m’a pris une bonne heure. Pour pouvoir lire ce qui est à l’écran je dois prendre en photo puis zoomer. C’est pareil pour lire la petite notice explicative. Je t’avoue que quand j’ai enfin réussi à l’installer et le connecter à mon portable, j’ai eu l’impression d’avoir accompli quelque chose de grand. 

J’ai maintenant Internet (indispensable pour naviguer dans Tokyo avec Google map) Je vais pouvoir aller dormir l’esprit tranquille. Une grande journée de visite m’attends et je brûle d’impatience de découvrir Tokyo de jour !!

A bientôt !